Juillet 2017 : nouvelle action en Géorgie

 

Sarpi : poste frontière entre Turquie et Géorgie. Nous attendons les 2 véhicules de Véronique et Jacques, Marie-France et Jacques.

 

Les voici enfin, après une très longue attente côté turc.

Ici, le passage est plus facile, mais nous devons encore faire des papiers dans le bureau de la douane, à quelques kilomètres, pour obtenir le statut de "don humanitaire" pour leur cargaison

Leur camionnette est très bien décorée ! nous figurons parmi tous ces fanions....

Dés que possible, nous allons au bazari de Batoumi, pour acheter tout ce qu'il faut pour la réussite de notre fête à Shuakhévi : gâteaux, jus de fruit, assiette et gobelets en carton, ..... le tout pris en charge par "Voyageurs du cœur"

Egalement, "Voyageurs du coeur" achètent pour les 40 enfants conviés à la fête - dont 17 enfants en situation de handicap - des nécessaires de toilette, des cahiers, stylos, crayons, et des jeux à bulles de savon .

A Shuakhévi, tout est déchargé dans une salle du Centre Culturel.

Jeudi 13 Juillet : derniers préparatifs avant l'arrivée des enfants, des parents, du Préfet et de ses adjoints, ainsi que quelques "officiels" du gouvernement d'Adjarie, de l'Unicef qui nous a tant aidés !

Les ballons sont gonflés, les décorations mises en place, pendant que dans la salle, des mains de fées répartissent les dons dans 40 sacs identiques, pour distribuer aux enfants qui sont inscrits pour cette action avec la Mairie de Shuakhévi.

Les enfants arrivent .... Voici Djaba, Mégui, Salomé, parmi les autres, et Avtendil, subjugué par le drone d'Eric "Voyageur du cœur".

Et que la fête commence !

Mais l'imprévu nous attend toujours au coin du bois !... Une réunion surprise est organisée dans les locaux de la Mairie, entre les membres du gouvernement, le Préfet et ses adjoints, l'Unicef et notre association !

En Géorgie, une bonne journée se termine toujours par un repas partagé dans une ambiance de fête !



10 avril 2017 - Gare de Tbilissi : départ pour Batoumi, en Adjarie, afin de monter dans les montagnes de Shuakhévi.

Batoumi la belle, ne nous fait pas oublier le district de Shuakhévi où les besoins sont énormes ....

Bonjour Shuakhévi !

Et voici l'ancien supermarché soviétique, qui va être rénové par les autorités du district de Shuakhévi, et qui va devenir le centre d'accueil de jour pour les enfants en situation de handicap. Ils sont 104 enfants âgés de moins de 18 ans.

Voici quelques photos prises dans le district de Shuakhévi, pour tenter de faire comprendre la difficulté d'accès chez les enfants concernés. Comme l'indiquent les panneaux de la 1ère photo, des hameaux sont très loin du centre de Shuakhévi. Les maisons sont parfois groupées, parfois complètement isolées. Il faudra pourtant établir le contact avec ces familles.

Nous avons eu des rencontres fructueuses avec les autorités du district. Nous travaillons maintenant en étroite collaboration, et avec le soutien de l'Unicef, de l'Ambassade de France à Tbilissi, de l'association "McLain" qui organise les formations sur place.

Le plus gros dossier durant ce séjour, a été l'ouverture d'un compte bancaire pour la branche géorgienne de l'association. Quel périple ! que de rencontres ! de documents exigés ! d'attente et pour en finir, au bout de 6 semaines pour moi, mais 5 mois de démarches pour Manana, directrice de l'antenne géorgienne, c'est fait ! le compte bancaire est ouvert.

Et les enfants, dans tout cela ???

Et bien, pas de temps pour les rencontrer; non, c'était un voyage "administratif" nécessaire et utile, mais il est temps maintenant d'agir pour eux, et avec eux. Cela va démarrer en juillet.

Cet enfant, au centre de rééducation de Batoumi a les jambes maintenues droites par des bandes de tissu, afin de redresser sa position corporelle, car il ne peut pas marcher correctement.

Dans ce centre, j'ai rencontré quelques familles de Shuakhévi qui viennent pour des soins par périodes de 15 jours, puisque rien n'existe dans leur district.


3ème séjour à Shuakhévi - Novembre 2016

 

Retour à Shuakhévi de Marie-Claire, présidente de l'association, accompagnée de Catherine, secrétaire de l'association. 

A Tbilissi, rendez-vous chez l'avocate, le notaire, au Palais de Justice.

A Batoumi, démarches auprès des autorités géorgiennes pour la douane, dans le but de faire enregistrer notre matériel pour les enfants en situation de handicap, don humanitaire.

A Shuakhévi, les démarches se poursuivent auprès de la Municipalité.

Arrive le temps des démarches administratives interminables, à Batoumi, pour obtenir le statut de "matériel humanitaire". Après avoir rempli beaucoup de documents, dans divers bureaux, le matériel est enfin déchargé dans un entrepôt du port, en attendant l'arrivée du véhicule de la mairie de Shuakhévi.

Mais le lendemain, il nous a fallu encore plus de 5 heures de démarches administratives  (faire corriger un document, recopier une liste avec des codes, obtenir un nouveau laisser-passer), pour pouvoir charger notre matériel dans la camionnette de la mairie ! Et c'est à la nuit tombée que nous sommes enfin partis vers Shuakhévi, sous la pluie, puis la neige.

Voilà. Tout le matériel apporté est déposé dans la salle du pensionnat de Shuakhévi, prêt à être distribué aux enfants qui en auront besoin.

Mais l'hiver est arrivé. La neige est là et gêne nos déplacements. Il est maintenant impossible d'aller dans les hameaux isolés, car les routes sont coupées.

Nous avons distribué une poussette, un déambulateur et des chaussures pour quelques enfants.

Le travail recommencera au printemps.



Deuxième séjour à Shuakhévi - septembre / octobre 2016

 

Voici l'école et le pensionnat, à gauche, dans lequel se trouve notre salle.

Le 15 septembre, jour de la rentrée des classes, nous avons commencé nos activités dans cette salle du pensionnat.

Ici, Annabelle assemble les morceaux du siège de maintien postural adaptable à chacun, qu'elle a apporté dans sa valise.


Le siège est installé dans le fauteuil du salon de Nika.


Mais il est souvent difficile d'accéder chez les enfants ...

Paysage grandiose, mais quelle est la bonne maison ?

Où est la route ?...

 

Heureusement, ce jour là, le chef du secteur était notre chauffeur. Il ne s'est pas perdu dans les montagnes, et nous avons trouvé la maison.

 

 

 

 

 

 

Certains enfants vivent dans des conditions à peine imaginables en France; très éloignés dans les montagnes; pas de route ...

 

Il y a aussi beaucoup de maladies génétiques dues à la consanguinité.

 

Les fauteuils résistent mal aux mauvais chemins caillouteux ...

 

 

 

 

 

Retour au centre de Shuakhévi :

 

Il y a beaucoup d'escaliers, car la commune est construite à flanc de montagne.

 

Comme partout, la route est défoncée par le passage incessant des camions et gros véhicules 4X4.

 

 

 


Premier essai d'un repas pris en position assise.

 

 

 

 

Un autre jour, c'est le chauffeur du médecin qui est venu nous chercher à Shuakhévi. Il nous a conduites au dispensaire; nous avons rencontrer le médecin et son infirmière. 

 

Puis, avec l'infirmière, nous avons rendu visite à 3 familles, pour rencontrer Djaba, Avtendil et Djaba.

 

 

 

Il y a souvent une surprise, au bout du chemin...

 

 

 

 

 

Shuakhévi

 

 

 

 

 


Premier voyage en Géorgie pour démarrer notre projet, du 13 octobre au 1er décembre 2015.

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus ...

J'ai commencé par une bonne semaine à Tbilissi, afin d'effectuer quelques démarches administratives. Ce temps m'a permis de rencontrer des personnes concernées par notre action : enfants handicapés, responsables de centres d'accueil et de soins; et surtout, j'ai pris contact avec l'Ambassade de France et l'UNICEF.


Ensuite, j'ai passé quelques jours à Batoumi, ce qui m'a permis de prendre là aussi, des contacts importants pour la suite du projet.

J'en ai quand même profité pour visiter cette belle ville et manger des plats typiquement géorgiens...


Et voici le centre administratif de Shuakhévi, la mairie et les bureaux des députés locaux.

 

 

 

Le centre administratif de Khulo.

Ici, vue sur une partie du village de Shuakhévi.

 

 

 

Là, c'est l'habitat dispersé de Khulo.


Ici, c'est le centre culturel de Shuakhévi, et ..

 

 

 

 

Là, celui de Khulo.


Voici quelques bâtiments de Shuakhévi :

la bibliothèque,

 

 

 

L'Union des Jardins d'enfants,

 

 

 

 

Et l'entrée du jardin d'enfants de Shuakhévi.

 


J'ai beaucoup moins visité Khulo, par manque de temps, puisque je vivais à Shuakhévi, et que le trajet prend environ 30 minutes entre les 2 villages, pour seulement 18 km de distance, mais le plus long est parfois l'attente d'un mini-bus ....

Ici, c'est la place centrale de Khulo avec un centre  sportif.


Nous avons organisé avec une pédiatre des réunions d'information sur l'enfance handicapée pour les personnes qui travaillent dans les jardins d'enfants :  

ici, c'est la réunion de Shuakhévi,

 

 

là, celle de Khulo.


Pour terminer, voici l'intérieur du jardin d'enfants de Shuakhévi que j'ai visité :

 

le dortoir des petits, la salle de jeux des moyens, la cuisine pour tous.

Je n'ai vu que des enfants heureux, sourire aux lèvres. Je n'ai pas entendu de pleurs; ce qui montre bien qu'avec de petits moyens, on peut faire beaucoup !

 

en haut, ce sont les moyens qui dansent et chantent, et ici, les petits dans leur salle de jeux provisoire, en attendant que le poêle à bois soit installé à côté, car il fait froid, en novembre ...


Je sais, je sais.... Je suis venue ici pour les enfants en situation de handicap. Oui, j'en ai vu. Ils sont chez eux, au chaud avec des parents démunis et si tristes, mais si attentifs à leurs petits .... Ils n'ont rien. Ce qu'ils ont est parfois inadapté, comme ce fauteuil roulant, ces thérapies si loin, si loin, puisqu'ils descendent passer - ceux qui le peuvent !- une semaine dans un centre spécialisé à Batoumi - 60 km- ou à Tbilissi - 400 km-...

 

Nika ne peut pas utiliser son fauteuil roulant : sa tête n'est pas maintenue, et il n'y a rien pour le maintien de son corps non plus. Or, ce petit garçon est complètement paralysé et n'a aucun tonus musculaire ....